Meditation chretienne01La pratique de la méditation chrétienne correspond à une tradition chrétienne très ancienne, notamment dans la vie monastique. Les participants sont assis le dos droit et la tête haute, les yeux fermés ou mi-clos, immobiles. Chacun articule intérieurement un mot de prière selon son choix: "Maranatha" ("Viens Seigneur" en araméen), "Jésus", "Kyrie Eleison", etc. Cette pratique est issue de la recherche spirituelle du Père John Main (1926-1982) bénédictin anglais. 

Le mot de prière s'apparente au bâton qui permet de soutenir le méditant dans son pèlerinage de la tête au coeur. C'est un chemin de pauvreté et de dépouillement. Ainsi, l'esprit fait silence et descend dans le coeur profond, afin de vivre une rencontre contemplative avec Dieu. Les participants n'en retirent pas une expérience mystique mais un simple apaisement.

La méditation n'est pas un exercice facile. Même après de nombreuses années d'expérience, l'esprit vagabonde. L'important est de demeurer calme et de reprendre simplement le mot de prière. Cette pratique nous permet d'approfondir notre ancrage dans notre foi chrétienne et de découvrir un Christ intérieur. 

Dans ses enseignements, le Père John prescrit deux temps de méditation personnelle par jour. Vingt minutes, idéalement avant le petit-déjeuner et en soirée. Il recommande aussi la méditation en groupe pour un support mutuel des méditants.

Voici les dates planifiées pour le printemps 2017:

25 avril au Centre communautaire Jean XXIII à 19 h 30

9 mai au Centre communautaire Jean XXIII à 19 h 30

23 mai au Centre communautaire Jean XXIII à 19 h 30

13 juin au Monastère des Franciscains à 19 h 00

Bienvenue à ceux et celles qui désirent vivre cette expérience de prière contemplative.

Victor Bilodeau, responsable, (819-379-0464)

Textes de réflexion choisis par le Père Michel Boyer, franciscain, 1 avril 2017

L'homme n'a pas été créé simplement pour agir de ses mains  et de sa raison, mais plus encore, pour adorer en silence  au plus profond de son coeur. Plus même qu'adorer, il est appelé à se plonger dans ce silence infini, à s'y oublier, incapable à la limite d'émettre un seul mot, fût-ce de louange.

Aucun mot en effet ne peut exprimer le mystère de Dieu, le mystère de l'homme en face de Dieu... Les moments de sa vie que l'homme consacre à cette prière de silence sont l'offrande la plus haute qu'il soit capable de jamais faire à Dieu, le plus grand de tous les cultes spirituels. ("Je vous en prie, frères, au nom de Dieu et de sa grande tendresse, offrez à Dieu votre propre personne comme une victime vivante et sainte, capable de lui plaire: c'est là l'hommage d'une créature raisonnable". Romains 12.1)

Henri Le Saux, Éveil à soi, éveil à Dieu, Essai sur la prière, p. 66 et 70

 

La pratique quotidienne de la méditation  vient rappeler l'essentiel: la présence de Dieu à nos côtés. Pendant la prière, il n'est pas question d'évaluer son activité, de demander à Dieu une amélioration de ses performances, quelles qu'elles soient. Il s'agit d'un temps pour que soit reconnu que l'essentiel n'est pas l'activité. En présence de Dieu, ce que nous sommes est plus important que ce que nous accomplissons. 

Jean-Marie Gueulette, Spécificité de la méditation chrétienne, dans Revue Lumen Vitae, Vo.LXXI, no 1, p.24.

 

Une des tensions qui traverse toute l'histoire du christianisme oppose vie active et vie contemplative. Un des drames du christianisme contemporain est que cette tension se soit relâchée. Chaque fois que des personnes ont tourné le dos à cette dimension contemplative de leur vie, elles sont devenues trop occupées, actives de façon irréfléchie. Si notre vie est enracinée dans le Christ, dans son amour, nous ne devons pas être inquiets à propos des modalités de notre agir. Il jaillira toujours de cet amour et sera toujours imprégné de cet amour. Mais plus nous sommes actifs, plus importe que notre action jaillisse de la contemplation et soit fondé sur elle. La contemplation signifie une communion profonde, silencieuse.

John Main, Méditer chaque jour et trouver la paix intérieure, au 1er octobre, p. 291

 

L'invocation du saint nom de Jésus, souvent répétée par un coeur humblement attentif, ne se disperse dans un flot de paroles  mais produit du fruit par la constance. Elle n'est pas une occupation à côté d'une autre mais l'unique occupation, celle d'aimer Dieu qui anime et transfigure toute action dans le Christ-Jésus.

Catéchisme de l'Église catholique au numéro 2668

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